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Romantisme.
C’est le mot qui me vient à l’esprit à la vue de bien des photographies de Matt.
Oui, mais… Attention, je ne parle pas du romantisme dans son sens galvaudé et scrogneugneu. Pas cette image véhiculée par les chanteuses-brailleuses, qui, pire que d’avoir un balai coincé dans l’arrière train, ont ingurgité tout un aspirateur ! Pas de minet sans intérêt qui chante « Wow, trop comment j’t’ai dans la peau baaaby ! ».
Non, il s’agit du romantisme au sens premier du terme. Avec son esthétique si particulière, cette façon de traiter le sujet qui reflète une souffrance pleine de beauté. Une douleur où la mort semble à chaque instant si proche, donnant à la vie tout son intérêt. En voyant ces images, je rêve d’un univers décrit dans les textes de Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Oscar Wilde ou même ceux des sœurs Brontë…
Pour te mettre dans l'ambiance, voici un petit poème qui, à mon sens donne une idée du Romantisme.
« La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! — Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
O toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais ! »
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